Il existe 2 transaminases dont le coenzyme est la vitamine B6 (phosphate de pyridoxal) :
- TGO ou ASAT : cette transaminase se trouve dans le foie mais aussi dans le muscles et le myocarde (le muscle du coeur)
- TGP ou ALAT : cette transaminase se trouve uniquement dans le foie;
Valeurs Normales des transaminases TGP TGO
Le taux dosé dans le sang des transaminases est de :
- TGO : 4 – 45 UI / L
- TGP : 5 – 45 UI / L
Notez que la demi-vie de l’ASAT est plus courte que celle de l’ALAT.
Quand demander le dosage du taux des transaminases TGP TGO ?
Le dosage sanguin des transaminases est prescrit dans deux principaux pathologies : les maladies hépatiques (cytolyse) et l’IDM (infarctus du myocarde).
Variations Pathologiques des transaminases TGP TGO
Le foie contient plus de TGP que de TGO. Ainsi, la cytolyse qui accompagne les maladies de foie prédomine habituellement en TGP. Il y a deux exceptions importantes à cette règle :
- Lorsque la cytolyse est provoquée par un excès de consommation de boissons alcoolisées (on parle d’hépatite alcoolique), la cytolyse prédomine en TGO. Le rapport TGO/TGP est > 1.
- Lorsqu’une maladie hépatique est au stade de cirrhose, et ceci quelle que soit l’étiologie de la maladie hépatique, la cytolyse peut devenir prédominante en TGO.
Interprétation des taux de TGP et TGO.
En fonction du taux des transaminases TGP et TGO on peut avoir plusieurs interprétations :
- En cas d'élévation modérée des TGO, il faut éliminer une atteinte d'origine musculaire vue que la TGO est synthétisé aussi par le muscle. Il serait pratique donc dans ce cas de doser la créatine kinase qui sera augmentée en cas de maladie musculaire et normale si atteinte hépatique.
- Pour faire le diagnostic d'un syndrome de cytolyse hépatique, il faut avoir une élévation assez importante de transaminases supérieure à 10 fois la limite supérieure de la valeur normale du laboratoire, en plus, si le rapport TGO/TGP est supérieure à 1, ceci oriente vers une hépatite alcoolique ou une atteinte centrolobulaire (mécanimse vasculaire).
Sources :
D. Guyader, Sémiologie biologique hépatique, Septembre 2005
