AINS – Les anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les AINS (antiinflammatoire non stéroïdiens) sont des médicaments du groupe des acides arylcarboxyliques (ibuprofène, fénoprofène, kétoprofène et naproxène) ou des fénamates (acide méfénamique) inhibant la synthèse des prostaglandines.

Les antiinflammatoire non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments dose-dépendant.

Les AINS sont commercialisées à faible dose pour leur effet antalgique et antipyrétique, mais leur effet antiinflammatoire n’apparaissant qu’à des doses plus élevées (chez l’adulte au-delà de 1200 mg/jour pour l’ibuprofène ou 150mg/jour pour le kétoprofène).

Indications des antiinflammatoire non stéroïdiens (AINS).

Les antiinflammatoire non stéroïdiens (AINS) sont indiqués dans le traitement symptomatique des affections douloureuses et ou fébriles, mais aussi dans les dysménorrhées essentielles.

Contre-indications des antiinflammatoire non stéroïdiens (AINS).

Les contre-indications des antiinflammatoire non stéroïdiens (AINS) sont :

  • Allergie connue aux AINS ;
  • L’ulcère gastro-duodénal en évolution ;
  • Insuffisance hépato-cellulaire sévère,
  • L’insuffisance rénale aigue sévère ;
  • Antécédents de rectite ou de rectorragies ;
  • La grossesse (formellement au 3ème trimestre) et l’allaitement ;
  • Le lupus érythémateux dissménié.

Effets secondaires des antiinflammatoire non stéroïdiens (AINS).

  • Malaises digestifs et lésions des muqueuses gastro-intestinales allant jusqu’à l’ulcération, l’hémorragie et la perforation, celle-ci parfois sans symptôme préalable. Ces lésions peuvent survenir quelle que soit la voie d’administration de ces médicaments. Parmi les AINS non sélectifs, les dérivés arylpropioniques (ibuprofène, naproxène, kétoprofène, flurbiprofène) provoqueraient moins d’effets indésirables gastro-intestinaux. Les problèmes gastro-intestinaux sont probablement moins fréquents avec les AINS COX-2 sélectifs.
  • Bronchospasme, avec réactions croisées possibles avec d’autres AINS et l’acide acétylsalicylique.
  • Troubles hématologiques.
  • Hépatotoxicité : surtout le diclofénac, le nimésulide et le sulindac.
  • Insuffisance rénale aiguë, surtout en présence d’une autre affection telle insuffisance cardiaque, cirrhose hépatique avec ascite, déplétion volémique consécutive à la prise de diurétiques, restriction sodée, syndrome néphrotique, affections vasculaires.
  • Élévation de la tension artérielle.
  • Aggravation de l’insuffisance cardiaque.
  • Hyperkaliémie, surtout chez les patients prenant des suppléments de potassium ou des diurétiques d’épargne potassique, des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II ou des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine.
  • Diminution possible de la fertilité chez la femme.
  • Céphalées, vertiges et confusion (plus fréquents avec les dérivés arylacétiques et indoliques).
  • Syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson avec les oxicams, le célécoxib et le valdécoxib.
  • Grossesse : roisième trimestre de la grossesse: en cas de prise répétée, prolongement de la grossesse et de l’accouchement, hémorragies chez la mère, le fœtus et le nouveau-né, et fermeture prématurée du canal artériel.
Par Dr. Abdelouaheb Farhi , Le 23 décembre 2011