Quelle antiépileptique pour traiter les convulsions ?

Par Dr. A. Farhi , le Mardi 18 mai 2010. Classé dans:

Pour la plupart des personnes souffrant d’épilepsie, les médicaments sont utilisés pour contrôler les convulsions. Bien que les différents types d’épilepsie sont très variables, en général, les médicaments peuvent contrôler les convulsions chez environ 70% des patients. Toutefois, ils ne guérissent pas l’épilepsie.

Un diagnostic précis du type de l’épilepsie (Et pas seulement le type de convulsions, puisque la plupart des types de convulsions se produisent dans différents types d’épilepsie) est très important dans le choix du meilleur traitement. Le type de médicaments prescrits dépendra également de plusieurs facteurs spécifiques à chaque patient, tels que les effets secondaires qui peuvent être tolérés par le patient, d’autres maladies qu’il peut avoir, et la si la voie d’administration est acceptable.

Voici une liste de quelques médicaments qui sont actuellement le plus couramment utilisés pour traiter l’épilepsie.

Tegretol ou Carbatrol (carbamazepine)

  1. De première intention pour les crises partielles, tonico-cloniques generalisés et crises mixtes.
  2. Les effets indésirables sont: fatigue, troubles visuels, nausées , vertiges, rash.

Zarontin (ethosuximide)

  1. Utilisé pour le traitement des crises d’absence.
  2. Effets indésirables: nausées, vomissements, perte d’apétit et perte de poids.

Felbatol

  1. Traite les crises partielles et certaines crises géneralisés.
  2. Effets secondaires: perte d’apetit ,perte de poids, insomnie, céphalés et dépression. Il peut rarement causer une insuffisance hépatique ou de moelle osseuse. Par conséquent, l’utilisation du médicament est limitée, et les patients le prenant doivent avoir une formule numération sanguine et des bilans hépatiques réguliers durant le traitement.

Gabitril

  1. Utilisé avec d’autres antiéplieptiques pour le traitement des crises partielles et certaines crises généralisés.
  2. Les effets secondaires habituels incluent vertiges, fatigue, faiblesse, irritabilité, anxiété et confusion.

Keppra

  1. Utilisé avec d’autres antiéplieptiques pour le traitement des crises partielles.
  2. Les effets secondaires incluent fatigue, faiblesse et changements du comportement.

Lamictal

  1. Traite les crises partielles et certaines crises généralisés.
  2. A peu d’effets secondaires, mais rarement on a signalé des vertiges, insomnies ou rash.

Lyrica

  1. Utilisé dans le traitement des crises partielles.
  2. Effets secondaires incluant: vertiges , somnolence , sécheresse buccale, oedèmes périphériques, vision floue, prise de poids et difficultés de concentration/attention.

Neurontin (Gabapentine)

  1. Utilisé avec d’autres antiépileptiques les crises partielles et certaines crises généralisés.
  2. Peu d’effets secondaires durables. Durant les premières semaines de traitement vous pouvez avoir de la fatigue et des vertiges.

Dilantin (Phenytoine)

  1. Contrôle les crises partielles et les crises généralisés tonico-cloniques. Peut aussi etre donné en intraveineux en milieu hospitalier pour controler rapidement une convulsion en cours.
  2. Effets secondaires: vertiges,  fatigue,troubles de l’élocution , acné, rash et augmentation de la pilosité (hirsutisme). Sur le long terme, le médicament peut entraîner un amincissement des os.

Topamax

  1. Utilisé avec d’autres antiépileptiques pour traiter les crises partielles ou généralisés tonico-cloniques.
  2. Les effets secondaires comprennent: somnolence, vertiges, troubles de l’élocution, nervosité, troubles de la mémoire, troubles visuels, perte de poids.

Trileptal

  1. Traite les crises partielles.
  2. Les effets secondaires les plus habituels sont: fatigue, vertiges, céphalés, vision floue ou en double.

Depakene, Depakote (valproate, acide valproique)

  1. Utilisé pour le traitement des crises partielles, crises d’absence et les crises généralisés tonico-cloniques..
  2. Les effets secondaires comprennent: vertiges, nausées, vomissements, tremblements, chutte de cheveux, prise de poids, dépression chez l’adulte, irritabilité chez l’enfant, réduction de l’attention, diminution dans la vitesse de réflexion. A long terme, il peut causer un amincissement des os, enflure des chevilles, irrégularité des périodes menstruelles. Certains effets sont plus rares et plus dangereux: assourdissement, atteintes hépatiques, diminution des plaquettes, More rare and dangerous effects include hearing loss, liver damage, decreased platelets (les cellules de la coagulation) et problèmes pancreatiques.

Zonegran

  1. Utilisé avec d’autres médicaments pour le traitement des crises partielles.
  2. Les effets secondaires incluent somnolence, vertiges, démarche instable, calcules rénaux, une gène abdominale, céphalés et rash.

Valium et tranquillisants similaires comme le Klonopin ou le Tranxene

  1. Traitement efficace à court terme pour tout les types de crises. Souvent utilisé dans les salles d’urgences pour arrêter une crise.
  2. Une tolérance au médicament se développe en quelques semaines dans la plupart des cas, de sorte que la même dose a moins d’effet au fil du temps.
  3. Les effets secondaires incluent la fatigue, une démarche chancelante, nausées, dépression, perte d’appétit. Chez les enfants, ils peuvent causer une hypersecretion salivaire et une hyperactivité.

Lignes directrices des médicaments antiépileptiques

Il faut parfois plusieurs mois de traitement avant de pouvoir trouver le meilleur médicament et le meilleur dosage pour vous. Au cours de cette période d’adaptation, vous serez surveillé de près avec des tests sanguins réguliers pour mesurer votre réponse au médicament.

Il est très important de garder vos rendez-vous de suivi avec votre médecin et le laboratoire afin de minimiser le risque d’effets secondaires graves et de prévenir les complications.

Si les convulsions persistent malgré le traitement de l’épilepsie, ceci peut être parce que ces convulsions sont des convulsions non-épileptiques. Dans une telle situation vous devriez demander un deuxième avis de spécialiste et faire un Monitorage EEG-video pour réévaluer le diagnostic.

Dans les centres spécialisés, environ 15% à 20% des patients adressés pour des convulsions persistantes qui résistent au traitement, sont en fin de compte d’origine non-épileptique.