Azantac
Sommaire du médicament
- 1. Dénomination du médicament
- 2. Composition qualitative et quantitative
- 3. Forme pharmaceutique
- 4. Donneés cliniques
- 4.1. Indications thérapeutiques
- 4.2. Posologie et mode d'administration
- 4.3. Contre-indications
- 4.4. Mises en garde & précautions d'emploi
- 4.5. Interactions médicamenteuses
- 4.6. Grossesse et allaitement
- 4.7. Aptitude à conduire des véhicules
- 4.8. Effets indésirables
- 4.9. Surdosage
- 5.1. Propriétés pharmacodynamiques
- 5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Azantac est un antihistaminique H2 (DCI : ranitidine) fabriqué par les laboratoires GlaxoSmithKline.
Différentes présentations de Azantac.
Azantac se présente sous formes comprimés de 150 et 300mg et d'ampoules injectable 50mg/2ml.
Posologie et mode d'administration de Azantac.
Traitement symptomatique du reflux gastro-oesophagien : 1 comprimé à 75 mg, au moment des brûlures et/ou des régurgitations, avec un maximum de 3 prises par jour et sur une période n'excédant pas 2 semaines.
Éradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale : Schémas posologiques recommandés (comprimés à 300 mg) : 300 mg de ranitidine matin et soir associés pendant 14 jours à :
- soit 1 g d'amoxicilline matin et soir et 500 mg de clarithromycine matin et soir ;
- soit 500 mg de clarithromycine matin et soir associés à, soit 500 mg de métronidazole ou de tinidazole matin et soir, soit 1000 mg de tétracycline matin et soir ;
- soit, en alternative aux schémas précédents, 1 g d'amoxicilline matin et soir et 500 mg de métronidazole ou de tinidazole matin et soir.
Cette trithérapie sera suivie par 300 mg de ranitidine par jour pendant 2 semaines supplémentaires en cas d'ulcère duodénal évolutif ou 2 à 4 semaines supplémentaires en cas d'ulcère gastrique évolutif.
Ulcère duodénal évolutif : 1 comprimé de ranitidine 300 mg (ou 2 comprimés de ranitidine 150 mg) le soir, pendant 4 semaines.
Ulcère gastrique évolutif : 1 comprimé de ranitidine 300 mg (ou 2 comprimés de ranitidine 150 mg) le soir, pendant 4 à 6 semaines.
OEsophagite : 1 comprimé de ranitidine 300 mg (ou 2 comprimés de ranitidine 150 mg) le soir, pendant 4 semaines avec une éventuelle seconde période de 4 semaines à la même posologie en fonction des résultats endoscopiques.
Traitement d'entretien de l'ulcère duodénal : 1 comprimé de ranitidine 150 mg par jour, le soir.
Syndrome de Zollinger-Ellison : La dose initiale recommandée est de 600 mg par jour. La dose doit être ajustée individuellement, si nécessaire, jusqu'à 1200 mg/jour, et le traitement poursuivi aussi longtemps que nécessaire cliniquement.
En cas d'insuffisance rénale : Réduire la posologie* en fonction de la créatininémie, selon le schéma suivant :
- créatininémie de 25 à 60 mg/l (220 à 530 µmol/l) : 150 mg toutes les 24 heures,
- créatininémie supérieure à 60 mg/l (530 µmol/l) : 150 mg toutes les 48 heures ou 75 mg toutes les 24 heures.
* pour les posologies réduites, utiliser de préférence les comprimés dosés à 150 mg. Mode d'administration : L'absorption n'étant pas influencée par l'alimentation, les comprimés peuvent être pris au cours ou en dehors des repas.
Indications de Azantac.
Comprimé à 75 mg : Traitement symptomatique du reflux gastro-oesophagien lorsque les règles hygiénodiététiques ne se sont pas montrées efficaces.
Comprimé à 150 mg :
- Ulcère gastrique ou duodénal évolutif.
- OEsophagite par reflux gastro-oesophagien.
- Traitement d'entretien de l'ulcère duodénal.
- Syndrome de Zollinger-Ellison.
Comprimé à 300 mg :
- En association à une bithérapie antibiotique, éradication de Helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale (après preuve endoscopique de la lésion et de l'infection).
- Ulcère gastrique ou duodénal évolutif.
- OEsophagite par reflux gastro-oesophagien.
- Syndrome de Zollinger-Ellison.
Contre-indications de Azantac
- Hypersensibilité à la ranitidine.
- Phénylcétonurie, en raison de la présence d'aspartam (comprimés effervescents).
Effets secondaires du Azantac.
Les effets indésirables sont classés par fréquence, en utilisant la classification suivante : très fréquent (> 1/10) ; fréquent (> 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (> 1/1000, < 1/100) ; rare (> 1/10 000, < 1/1000) et très rare (< 1/10 000). Les fréquences des effets indésirables ont été estimées à partir des notifications spontanées après commercialisation.
Affections hématologiques et du système lymphatique : Très rare : modifications de la numération formule sanguine (leucopénies et thrombocytopénies) généralement réversibles ; agranulocytose ou pancytopénie, avec parfois hypoplasie ou aplasie médullaire.
Affections du système immunitaire : Rare : réactions d'hypersensibilité (urticaire, oedème angioneurotique [oedème de Quincke], fièvre, bronchospasme, hypotension et douleur thoracique). Très rare : choc anaphylactique. Ces effets ont été rapportés après administration d'une dose unique de ranitidine.
Affections psychiatriques : Très rare : confusion mentale réversible, dépression et hallucinations rapportées principalement chez les sujets très malades et âgés ou ayant une insuffisance rénale.
Affections du système nerveux : Très rare : céphalées (parfois sévères), vertiges et mouvements involontaires réversibles (tremblements, myoclonie ou mouvements oculaires involontaires).
- Affections oculaires : Très rare : vision floue réversible, suggérant dans certains cas une modification de l'accommodation.
- Affections cardiaques : Très rare : bradycardie sinusale et bloc auriculoventriculaire avec pause sinusale.
- Affections vasculaires : Très rare : vascularite.
- Affections gastro-intestinales : Très rare : pancréatite aiguë, diarrhée. Nausées et constipation. Affections hépatobiliaires : Rare : changements transitoires et réversibles des tests de la fonction hépatique. Très rare : hépatite (cytolytique, cholestatique ou mixte) avec ou sans ictère, habituellement réversible.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Rare : éruption cutanée. Très rare : érythème polymorphe, alopécie.
- Affections musculosquelettiques et systémiques : Très rare : symptômes musculosquelettiques tels que myalgie, arthralgie.
Affections des reins et des voies urinaires : Très rare : néphrite aiguë interstitielle. - Affections des organes de reproduction et du sein : Très rare : impuissance réversible, tension mammaire (en association à des traitements connus pour avoir ces effets).
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration : Asthénie.
Grossesse et allaitement et Azantac.
Grossesse : Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. En clinique, l'utilisation de la ranitidine au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse. En conséquence, l'utilisation de la ranitidine ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.
Allaitement : Le passage dans le lait maternel des antagonistes des récepteurs H2 est documenté, avec un rapport de concentrations lait/plasma élevé, mais les doses ingérées par l'enfant restent faibles (environ 1 % de la dose maternelle). Néanmoins, seules des données cinétiques sont disponibles. La tolérance chez l'enfant en cas de traitement maternel, a fortiori s'il est prolongé ou à doses élevées, n'est pas connue. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter ce médicament au cours de l'allaitement.