Mobic
Sommaire du médicament
- 1. Dénomination du médicament
- 2. Composition qualitative et quantitative
- 3. Forme pharmaceutique
- 4. Donneés cliniques
- 4.1. Indications thérapeutiques
- 4.2. Posologie et mode d'administration
- 4.3. Contre-indications
- 4.4. Mises en garde & précautions d'emploi
- 4.5. Interactions médicamenteuses
- 4.6. Grossesse et allaitement
- 4.7. Aptitude à conduire des véhicules
- 4.8. Effets indésirables
- 4.9. Surdosage
- 5.1. Propriétés pharmacodynamiques
- 5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Mobic est un antiinflammatoire non stéroidien (DCI : méloxicam)
appartenant à la famille des oxicams. Mobic est fabriqué par les
laboratoires BOEHRINGER INGELHEIM FRANCE.
Présentation du Mobic.
Mobic se présente sous plusieurs formes pharmaceutiques :
- Mobic comprimés 7.5mg;
- Mobic comprimés 15mg;
- Mobic suppositoires 7.5mg.
- Mobic injectable 15mg/1.5ml.
Mécanisme d'action du Mobic.
Le méloxicam est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) de la famille des oxicams, doté de
propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques.
L'activité anti-inflammatoire du méloxicam a été démontrée dans des
modèles classiques d'inflammation. Comme avec les autres AINS, son
mécanisme d'action précis reste inconnu. Cependant, il existe au moins
un mode d'action commun à tous les AINS, y compris le méloxicam :
l'inhibition de la biosynthèse des prostaglandines, médiateurs connus
de l'inflammation.
Indications de Mobic.
Les indications du Mobic sont :
- Traitement symptomatique au long cours de la polyarthrite rhumatoïde.
- Comprimés à 7,5 mg et à 15 mg, et suppositoire à 15 mg : Traitement symptomatique au long cours de la spondylarthrite ankylosante.
- Comprimés à 7,5 mg et à 15 mg, et suppositoire à 7,5 mg : Traitement symptomatique de courte durée des poussées aiguës d'arthrose.
Poslogie et mode d'administration du Mobic.
1. Posologie du Mobic :
- Polyarthrite rhumatoïde :
15 mg/jour (2 comprimés à 7,5 mg ou 1 comprimé à 15 mg ou 1 suppositoire à 15 mg) ; cf Populations particulières. - Spondylarthrite ankylosante :
15 mg/jour (2 comprimés à 7,5 mg ou 1 comprimé à 15 mg ou 1 suppositoire à 15 mg) ; - Polyarthrite rhumatoïde et spondylarthrite ankylosante : En fonction de l'effet thérapeutique, la dose pourra être réduite à 7,5 mg/jour (1 comprimé à 7,5 mg ou ½ comprimé à 15 mg ou 1 suppositoire à 7,5 mg).
- Poussées aiguës d'arthrose :
7,5 mg/jour (1 comprimé à 7,5 mg ou ½ comprimé à 15 mg ou 1 suppositoire à 7,5 mg).En cas de besoin, en l'absence d'amélioration, la posologie peut être augmentée à 15 mg/jour (2 comprimés à 7,5 mg ou 1 comprimé à 15 mg ou 1 suppositoire à 15 mg).
Ne pas dépasser la posologie de 15 mg/jour.
2. Mode d'administration :
- Comprimés : La dose quotidienne doit être prise en une seule fois, avec de l'eau ou un autre liquide, au cours d'un repas.
- Suppositoires : L'utilisation de la voie rectale doit être la plus courte possible, en raison du risque de toxicité locale surajouté aux risques par voie orale.
Contre-indications du Mobic.
Les contre-indications du Mobic sont :
- Grossesse et allaitement.
- Hypersensibilité au méloxicam ou à l'un des excipients, ou hypersensibilité aux molécules d'activité proche telles que autres AINS, aspirine. Mobic ne doit pas être administré aux patients ayant développé des phénomènes d'asthme, de polypes nasaux, d'oedème de Quincke ou d'urticaire après administration d'aspirine ou d'autres AINS.
- Antécédents d'hémorragie ou de perforation digestive au cours d'un précédent traitement par AINS.
- Ulcère peptique évolutif, antécédents d'ulcère peptique ou d'hémorragie récurrente (2 épisodes distincts ou plus d'hémorragie ou d'ulcération objectivés).
- Hémorragies gastro-intestinales, cérébrales, ou de toute autre nature.
- Insuffisance hépatocellulaire sévère.
- Insuffisance rénale sévère non dialysée.
- Insuffisance cardiaque sévère.
- Antécédents de rectites ou de rectorragies (suppositoires à 7,5 mg et à 15 mg).
Effets secondaires / indésirables d'
Mobic.
- Troubles sanguins et du système lymphatique :
- Fréquent : anémie.
- Peu fréquent : anomalies de la numération de la formule sanguine : leucopénie, thrombopénie, agranulocytose (cf ci-dessous : Informations concernant des cas individuels graves ou des réactions particulièrement fréquentes).
- Troubles du système immunitaire :
- Rare : réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes.
- Troubles psychiatriques :
- Rare : troubles de l'humeur, insomnie, cauchemars.
- Troubles du système nerveux :
- Fréquent : sensations ébrieuses, céphalées.
- Peu fréquent : vertiges, acouphènes, somnolence.
- Rare : confusion.
- Troubles oculaires :
- Rare : troubles de la vue, notamment vision floue.
- Troubles cardiaques :
- Peu fréquent : palpitations.
- Troubles vasculaires :
- Peu fréquent : augmentation de la pression artérielle (cf Mises en garde/Précautions d'emploi), flush.
- Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :
- Rare : crises d'asthme chez certains sujets allergiques à l'aspirine ou à d'autres AINS.
- Troubles gastro-intestinaux :
- Fréquent : dyspepsies, nausées, vomissements, douleurs abdominales, constipation, flatulence, diarrhées.
- Peu fréquent : saignements gastro-intestinaux, ulcères gastroduodénaux, oesophagite, stomatite.
- Rare : perforations gastro-intestinales, gastrite, colite.
- Les ulcères gastroduodénaux, les perforations et saignements gastro-intestinaux lorsqu'ils surviennent peuvent parfois être sévères, en particulier chez le sujet âgé (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).
- Troubles hépatobiliaires :
- Rare : hépatite.
- Troubles cutanés et du tissu sous-cutané :
- Fréquent : prurit, éruption cutanée.
- Peu fréquent : urticaire.
- Rare : syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell, oedème de Quincke, réactions bulleuses telles qu'érythème polymorphe, réactions de photosensibilité.
- Troubles rénaux et des voies urinaires :
- Peu fréquent : rétention sodique et hydrique, hyperkaliémie (cf Mises en garde/Précautions d'emploi et Interactions).
- Rare : insuffisance rénale fonctionnelle aiguë chez certains patients à risque (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
- Fréquent : oedèmes, y compris oedème des membres inférieurs.
- Investigations :
- Peu fréquent : anomalies transitoires des tests biologiques hépatiques (par exemple élévation des transaminases ou de la bilirubine), anomalies des tests biologiques rénaux (par exemple élévation de la créatinine ou de l'urée sanguines).
Utilisation Mobic pendant la grossesse ou l'aillatement.
le méloxicam est contre-indiqué au cours du troisième trimestre de la grossesse.
Mobic passe dans le lait maternel, éviter d'uiliser
Mobic chez les femmes qui allaitent.
Mobic et associations médicamenteuses.
Certains associations médicamenteuses avec Mobic sont déconseillés :
- Autres AINS, y compris les salicylés (aspirine > 3 grammes/jour) : l'administration de plusieurs AINS à la fois peut accroître le risque d'ulcères et d'hémorragies gastro-intestinaux, par effet synergique. L'administration simultanée de méloxicam avec d'autres AINS n'est pas recommandée (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).
- Corticoïdes administrés par voie orale : augmentation du risque d'ulcération et d'hémorragie gastro-intestinale (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).
- Anticoagulants oraux : risque accru d'hémorragie, par inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale. Les AINS sont susceptibles de majorer les effets des anticoagulants, comme la warfarine (cf Mises en garde/Précautions d'emploi). L'administration concomitante d'AINS et d'anticoagulants oraux n'est pas recommandée (cf Mises en garde/Précautions d'emploi). Une surveillance étroite de l'INR est nécessaire si l'association ne peut être évitée.
- Thrombolytiques et antiagrégants plaquettaires : risque accru d'hémorragie, par inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale.
- Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : augmentation du risque d'hémorragie gastro-intestinale (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).
- Diurétiques, inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II : les AINS peuvent réduire l'effet des diurétiques et d'autres agents antihypertenseurs. Chez certains patients présentant une fonction rénale altérée (par exemple des patients déshydratés ou certains patients âgés), l'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ou d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II à des traitements inhibant la cyclo-oxygénase peut entraîner une nouvelle détérioration de la fonction rénale, y compris une insuffisance rénale aiguë, généralement réversible. En conséquence, toute association de ce type doit être administrée avec prudence, en particulier chez le sujet âgé. Les patients doivent être suffisamment hydratés et une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée lors de l'initiation du traitement concomitant puis à intervalles réguliers (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).
- Autres agents antihypertenseurs (y compris les bêtabloquants) : comme dans le cas des inhibiteurs de l'enzyme de conversion et des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, une diminution de l'effet antihypertenseur des bêtabloquants peut survenir (due à l'inhibition des prostaglandines à effet vasodilatateur).
- Ciclosporine : les AINS peuvent accroître la néphrotoxicité de la ciclosporine, par le biais d'effets dépendant des prostaglandines rénales. En cas d'association, la fonction rénale doit être surveillée, en particulier chez le sujet âgé.
- Dispositifs intra-utérins : les AINS peuvent diminuer l'efficacité des dispositifs intra-utérins. Cette diminution de l'efficacité des dispositifs intra-utérins préalablement rapportée pour des traitements par AINS nécessite toutefois d'être confirmée.