Nurofen
Sommaire du médicament
- 1. Dénomination du médicament
- 2. Composition qualitative et quantitative
- 3. Forme pharmaceutique
- 4. Donneés cliniques
- 4.1. Indications thérapeutiques
- 4.2. Posologie et mode d'administration
- 4.3. Contre-indications
- 4.4. Mises en garde & précautions d'emploi
- 4.5. Interactions médicamenteuses
- 4.6. Grossesse et allaitement
- 4.7. Aptitude à conduire des véhicules
- 4.8. Effets indésirables
- 4.9. Surdosage
- 5.1. Propriétés pharmacodynamiques
- 5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Nurofen est un antiinflammatoire non stéroidien (DCI : Iburpfène). Nurofen est un dérivé arylacétique (dérivé de l'acide aryl-carboxylique). Nurofen est fabriqué par les laboratoires RECKITT BENCKISER HEALTHCARE France.
Présentation de Nurofen.
Nurofen se présente sous plusieurs formes pharmaceutiques :
- Nurofen comprimés 200mg;
- Nurofen comprimés 400mg;
- Nurofen gel 5%.
Mécanisme d'action du Nurofen.
Nurofen (Ibuprofène) est un anti-inflammatoire non stéroïdien, dérivé de l'acide arylcarboxylique appartenant au groupe des propioniques. Il possède les propriétés suivantes :
- activité anti-inflammatoire,
- activité antalgique,
- activité antipyrétique,
- activité inhibitrice des fonctions plaquettaires.
L'ensemble de ces propriétés est lié à une inhibition de la synthèse des prostaglandines.
Indications de Nurofen.
Nurofen est un antiinflammatoire, de ce fait, il sera utilité pour lutter contre l'inflammation (l'oedème et l'enflure) et fait diminuer la douleur. L'utilisation d'Nurofen est limité chez l'adulte et l'enfant plus de 12 ans.
Les principales indications d'Nurofen sont :
- maux de tête,
- états grippaux,
- douleurs dentaires,
- courbatures,
- règles douloureuses.
Poslogie et mode d'administration du Nurofen.
1. Posologie :
1 comprimé (200 mg), à renouveler si besoin au bout de 6 heures. En cas de douleurs ou de fièvre plus intenses, 2 comprimés à 200 mg, à renouveler si besoin au bout de 6 heures. Dans tous les cas, ne pas dépasser 6 comprimés par jour (soit 1200 mg par jour).
Fréquence et moment d'administration : Les prises systématiques permettent d'éviter les oscillations de fièvre ou de douleur. Elles doivent être espacées d'au moins 6 heures.
2. Mode d'administration :
Avaler le comprimé, sans le croquer, avec un grand verre d'eau, de préférence au cours des repas.
Contre-indications d'Nurofen.
Les contre-indications du Nurofen sont :
- Au-delà de 24 semaines d'aménorrhée (5 mois de grossesse révolus) : cf Grossesse/Allaitement.
- Antécédents d'allergie ou d'asthme déclenchés par la prise d'ibuprofène ou de substances d'activité proche telles que autres AINS, aspirine.
- Antécédents d'allergie aux autres constituants du comprimé.
- Ulcère gastroduodénal en évolution.
- Insuffisance hépatocellulaire sévère.
- Insuffisance rénale sévère.
- Insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.
- Lupus érythémateux disséminé.
Effets secondaires / indésirables d'Nurofen.
Comme tous les autres AINS, l'utilisation d'Nurofen expose a certains effets indésirables :
- Effets gastro-intestinaux : ont été habituellement rapportés des troubles gastro-intestinaux à type de nausées, vomissements, gastralgies, dyspepsies, troubles du transit, ulcérations digestives avec ou sans hémorragies, hémorragies occultes ou non. Celles-ci sont d'autant plus fréquentes que la posologie utilisée est élevée et la durée de traitement prolongée.
- Réactions d'hypersensibilité :
- dermatologiques : éruptions, rash, prurit, oedème, aggravation d'urticaire chronique, urticaire (en raison de la présence de lécithine de soja) ;
- respiratoires : la survenue de crise d'asthme chez certains sujets peut être liée à une allergie à l'aspirine ou à un anti-inflammatoire non stéroïdien (cf Contre-indications) ;
- générales : oedème de Quincke, choc anaphylactique (notamment en raison de la présence de lécithine de soja).
- Effets sur le système nerveux central : l'ibuprofène peut exceptionnellement être responsable de vertiges et de céphalées.
- Autres :
- exceptionnellement, survenue de graves complications infectieuses cutanées et des tissus mous au cours de la varicelle (cf Mises en garde/Précautions d'emploi) ;
- quelques rares cas de troubles de la vue ont été rapportés ;
- oligurie, insuffisance rénale ;
- la découverte d'une méningite aseptique sous ibuprofène doit faire rechercher un lupus érythémateux disséminé ou une connectivite.
- Quelques modifications biologiques ont pu être observées :
- hépatiques : augmentation transitoire des transaminases ;
- hématologiques : agranulocytose, anémie hémolytique.
Utilisation Nurofen pendant la grossesse ou l'aillatement.
- Jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée : l'utilisation de Nurofen 200 mg ne doit être envisagée que si nécessaire.
- Entre 12 et 24 semaines d'aménorrhée (entre le début de la diurèse foetale et 5 mois révolus) : une prise brève ne doit être prescrite que si nécessaire. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
- Au-delà de 24 semaines d'aménorrhée (5 mois révolus) : toute prise, même ponctuelle, est contre-indiquée (cf Contre-indications). Une prise par mégarde au-delà de 24 semaines d'aménorrhée (5 mois révolus) justifie une surveillance cardiaque et rénale, foetale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi-vie d'élimination de la molécule.
Nurofen passe dans le lait maternel, éviter d'uiliser Nurofen chez les femmes qui allaitent.
Nurofen et associations médicamenteuses.
Certains associations médicamenteuses avec Nurofen sont déconseillés :
Déconseillées :
- Autres AINS (y compris l'aspirine et les autres salicylés) : augmentation du risque ulcérogène et hémorragique digestif (synergie additive).
- Anticoagulants oraux : augmentation du risque hémorragique de l'anticoagulant oral (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par les AINS). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite.
- Héparines à doses curatives et/ou le sujet âgé : augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par les AINS). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite. Ne pas dépasser quelques jours de traitement par les AINS.
- Lithium : augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium). Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'AINS.
- Méthotrexate utilisé à des doses supérieures à 15 mg/semaine : augmentation de la toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
- Pemetrexed, chez les patients ayant une fonction rénale faible à modérée (clairance de la créatinine comprise entre 45 ml/min et 80 ml/min) : risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de sa clairance rénale par les AINS).
Nécessitant des précautions d'emploi :
- Diurétiques, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), inhibiteurs de l'angiotensine II : insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS). Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur. Hydrater le malade. Surveiller la fonction rénale en début de traitement.
- Méthotrexate utilisé à des doses inférieures à 15 mg/semaine : augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires). Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines de l'association. Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
- Pemetrexed, chez les patients ayant une fonction rénale normale : surveillance biologique de la fonction rénale. Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de sa clairance rénale par les AINS).
A prendre en compte :
- Autres antiagrégants plaquettaires (ticlopidine, clopidogrel, tirofiban, eptifibatide et abciximab, iloprost) : augmentation du risque hémorragique.
- Autres hyperkaliémiants : sels de potassium, diurétiques hyperkaliémiants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, inhibiteurs de l'angiotensine II, autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), ciclosporine et tacrolimus, triméthoprime : risque d'hyperkaliémie.
- Bêtabloquants (par extrapolation à partir de l'indométacine) : réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS).
- Ciclosporine, tacrolimus : risque d'addition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé. Surveiller la fonction rénale en début de traitement par l'AINS.
- Héparines à doses prophylactiques (en dehors du sujet âgé) : augmentation du risque hémorragique.
- Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif) : augmentation du risque d'ulcération et d'hémorragie gastro-intestinale.
- Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : majoration du risque hémorragique.
3 commentaires sur “Nurofen”
maminou
Je prends depuis quelques jours des comprimés de NUROFEN 200. Par curiosité je viens de lire en détail la fiche de ce médicament et suis effarée d’y découvrir, dans la rubrique « que contient un comprimé de nurofen 200? », quelques éléments de la liste des excipients mentionnés : « nébulisat de gomme arabique, talc, dioxyde titane, gomme laque, oxide de fer noir… ENCRE D’IMPRESSION NOIRE.. etc » !!
Est ce une erreur ou pas ????!!!
Commentguerir
Je ne suis pas un spécialiste de pharmacogalénique, mais je peux vous assurer que on utilise pleins de produits chimiques bizarres dans la fabrication des médicaments mais tous est testé avant la mise sur le marché.
kika
L’encre d’impression noire est je pense utilisée pour le petit « nurofen » noir qui apparait sur le comprimé.