De nouveaux gènes liés à l’endométriose

Par Yacine Gounane , le mercredi 15 décembre 2010. Mise à jour dimanche 06 décembre 2015
Classé dans: >

EndométrioseLes chercheurs déclarent, selon une nouvelle étude, que des variantes génétiques influent sur le risque de développer une endométriose.

Deux variantes génétiques peuvent être plus susceptibles d’induire l’endométriose, selon une nouvelle étude qui pourrait offrir de nouveaux indices sur la cause de cette maladie.
Les chercheurs disent que c’est la première fois qu’une étude montre un lien génétique avec cette maladie qui touche entre 6% et 10% des femmes en âge de procréer.

L’endométriose est une croissance anormale de cellules semblables à celles trouvées à l’intérieur de l’utérus mais sur d’autres régions du corps, tels que les ovaires ou les intestins. Les excroissances peuvent entraîner une inflammation, douleur pelvienne, règles douloureuses et la stérilité chez certaines femmes.

« Nous savons depuis un certain temps que l’endométriose est héréditaire, mais jusqu’à présent nous avons été incapables de trouver les variantes génétiques qui l’influencent », affirme Krina Zondervan, chercheur au Wellcome Trust Research Career Development Fellow à l’ Université d’Oxford en Angleterre.

 »Notre étude est une avancée car elle fournit la première preuve solide que des variations dans l’ADN rendent certaines femmes plus susceptibles de développer l’endométriose. Nous avons maintenant besoin de comprendre l’effet de ces variations sur des cellules et des molécules dans le corps. » déclare Krina Zondervan.

Les nouveaux gènes trouvés

Dans l’étude, publiée dans Nature Genetics, les chercheurs ont comparés les gènes de 5586 femmes atteintes d’endométriose à 9331 femmes indemnes de cette maladie.

Les résultats ont montré qu’il existe deux variantes génétiques dans lesquelles les femmes étaient plus susceptibles d’avoir l’endométriose.

Le premier gène a été localisé sur le chromosome 7 et est impliqué dans le développement de l’utérus et de l’endomètre. Le second était sur le chromosome 1 et est impliqué dans le développement de l’appareil reproducteur féminin.

Les chercheurs disent que si d’autres études confirment ces deux variantes génétiques en tant qu’acteurs clés dans le développement de l’endométriose, il pourraient conduire à de meilleures façons de diagnostiquer et de traiter la maladie.

Attention ! Ne pas utiliser les commentaires pour les questions de santé au risque de ne pas recevoir de réponse ! Pour vos questions de santé, notre forum et un de nos médecins se fera le plaisir de vos répondre ! Merci.

Laissez un commentaire