
Une étude montre une réduction d’environ un tiers du risque de la maladie de Parkinson chez les utilisateurs réguliers d’ibuprofène.
L’étude, qui a suivi plus de 130.000 personnes pendant six ans, trouve que ceux qui ont déclaré utiliser l’ibuprofène au moins deux fois par semaine avaient un risque de contracter la maladie de Parkinson inférieur d’un tiers par rapport à ceux qui l’utilisent moins souvent ou pas du tout. Cet effet n’a pas été constaté pour les autres anti inflammatoires, ce qui suggére un effet spécifique à l’ibuprofène. Et plus la quantitée d’ibuprofène utilisée était grande, plus l’effet protecteur était important; il y a une relation dose-effet.
Les auteurs de l’étude insistent sur le fait que le lien de causalité n’est pas clair et que d’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats. D’autres experts s’accordent à dire que ces résultats sont prometteurs mais invitent aussi à la prudence quand à l’utilisation de l’ibuprofène qui peut avoir des effets secondaires sur l’estomac et les reins.
La théorie la plus plausible pour expliquer cet effet est que l’ibuprofène a un effet protecteur sur les cellules dopaminergiques du cerveau, dont la mort serait à l’origine de la maladie de Parkinson. Ceci est d’autant plus vrai que l’ibuprofène diffuse à travers la barrière hémato-encéphalique, ce qui n’est pas le cas de tout les AINS.
La découverte du mécanisme de protection de l’ibuprofène pourrait ouvrir la voie à l’élaboration de médicaments encore plus éfficaces et plus spécifiques.
