Chlamydia trachomatis

Par Dr. A. Bakzinski , le jeudi 15 août 2013. Mise à jour lundi 16 novembre 2015

Chlamydia trachomatisserovars D à K provoque des infections génitales sexuellement transmissibles dont le diagnostic a été grandement facilité par le développement de l’amplification génique.

Méthodes

La culture cellulaire est la méthode de référence mais elle est rarement pratiquée d’autant qu’elle nécessite un prélèvement riche en cellules (écouvillon en plastique) souvent douloureux.

La sérologie ne permet pas de reconnaître une infection active, elle est mise en défaut dans les infections génitales bassesoù la réponse des anticorps est faible, donne des réactions croisées avec C. pneumoniae.

Aussi la méthode de choix est-elle la recherche directe de l’ADN de la bactérie par amplification génique (PCR ou méthode proche). Différentes techniques ont été développées qui ont une sensibilité supérieure à la culture cellulaire et aux méthodes immuno-enzymatiques ainsi qu’une spécificité élevée, proche de 100 %. Ces tests possèdent l’avantage de pouvoir être réalisés sur des échantillons urinaires peu contraignants pour les patients et adaptables au dépistage de masse.

Prélèvements

Dans le cadre d’une infection génitale symptomatique :

  • chez la femme, prélèvement endocervical sous spéculum à l’écouvillon ;
  • chez l’homme, prélèvement urétral à l’écouvillon ou 1er jet d’urine.

Dans le cadre d’un dépistage de masse chez les jeunes de moins de 25 ans (planning familial, médecine préventive, centre de dépistage anonyme et gratuit du sida) :

  • chez la femme, 1er jet d’urine ou écouvillonnage vulvovaginal ;
  • chez l’homme, 1er jet d’urine.

Les fabricants de trousses de dosage proposent leur propre matériel de prélèvement avec des milieux de transport spécifiques.

Clinique

L’infection urogénitale à Chlamydia trachomatis, serovars D à K, est le plus souvent silencieuse (80 % des cas).

Lorsqu’elle est symptomatique, elle se traduit chez l’homme par une urétrite paucisymptomatique à urines claires, et entraîne dans 5 % des cas une orchi-épididymite.

Chez la femme elle se traduit par une vaginite ou une dysurie évoquant faussement une infection urinaire. Elle peut se propager aux trompes provoquant une salpingite douloureuse et fébrile, source de grossessesextra-utérines et de stérilité tubaire ultérieures

Sources & bibliographie

  • René Caquet. 2010. 250 examens de labotaroire Prescription et interprétation. Edition Masson, Belgique, 384 p.

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