Cryoglobulines

Par Dr. A. Bakzinski , le vendredi 16 août 2013. Mise à jour mardi 17 novembre 2015
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Les cryoglobulines sont des immunoglobulines ou des complexes immuns comprenant des immunoglobulines précipitant à froid entre 0 et 22°C et se solubilisant à nouveau lors du réchauffement.

Il n’y en a pas dans le sérum des sujets normaux. Elles ne sont présentes que dans le sérum de certains malades.

On distingue :

  • les cryoglobulines monoclonales ou de type I, composées d’une immunoglobuline monoclonale unique (25 à 35 % de l’ensemble des cryoglobulinémies) ;
  • les cryoglobulines mixtes de type II faites de deux composants dont l’un est monoclonal, en général une IgM à activité anti-IgG, c’est-à-dire un facteur rhumatoïde ;
  • les cryoglobulines mixtes de type III polyclonales.

Technique de recherche

Rechercher une cryoglobulinémie est difficile et long.

Le sang est prélevé à l’aide d’une seringue chauffée à 37°C sur tube sec également à 37°C. Il doit être maintenu à cette température depuis le prélèvement jusqu’à la rétraction du caillot. Le sérum est alors prélevé et laissé à 4°C pendant une semaine et examiné régulièrement.

La présence de cryoglobulines se manifeste par un voile blanchâtre, dont la réalité peut être confirmée par mesure de la densité optique du sérum. Le tube est ensuite replacé à 37þ°C pendant 4 heures et la redissolution du cryoprécipité est vérifiée. Le typage de la cryoglobulinémie est effectué par immunofixation à chaud.

Clinique

Cryoglobulinémies monoclonales

Les cryoglobulinémies monoclonales sont associées à une hémopathie maligne lymphoïde : lymphomes malins, myélomes, maladie de Waldenström.

Elles sont rarement symptomatiques. Leur signification est la même qu’une immunoglobuline monoclonale « banale ».

Cryoglobulinémies mixtes ou polyclonales

Les cryoglobulinémies mixtes sont retrouvées dans les maladies à immuns complexes circulants, comme le lupus érythémateux disséminé, le Sjögren, la périartérite noueuse, certaines glomérulonéphrites membrano prolifératives mais leur cause principale est l’hépatite C (80 % des cas).

L’antigène responsable de l’anticorps cryoprécipitant peut parfois être identifié :

ADN (lupus), antigène HBs (péri artérite noueuse, glomérulonéphrites extra membraneuses), virus (hépatite C).

Cryoglobulinémies essentielles

Certaines cryoglobulinémies restent « essentielles », idiopathiques. Elles débutent après 60 ans et sont plus fréquentes chez la femme. Elles sont parfois révélées par une vascularite avec purpura, nécroses digitales, arthralgies. De la fièvre, une hépato splénomégalie sont souvent notées. Une atteinte glomérulaire complique la maladie dans 50 % des cas.

Ces cryoglobulinémies peuvent précéder de plusieurs années l’apparition d’une leucémie lymphoïde chronique.

Sources & bibliographie

  • René Caquet. 2010. 250 examens de labotaroire Prescription et interprétation. Edition Masson, Belgique, 384 p.

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