Tachycardie jonctionnelle paroxystique – Maladie de Bouveret

Par , le lundi 05 novembre 2012. Mise à jour dimanche 22 novembre 2015
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On regroupe le terme de Tachycardie jonctionnelle paroxystique ou Maladie de Bouveret, en France, les accès de tachycardies jonctionnelles paroxystiques sur un cœur sain, le mécanisme de cette tachycardie une tachycardie par réentrée avec deux possibilités de circuit :

  • Le circuit peut utiliser exclusivement le noeud auriculo-ventriculaire, on parle alors de T.J. par réentrée intra-nodale.
  • Le second circuit de réentrée repose sur l’existence d’une voie de conduction auriculo-ventriculaire accessoire (« Faisceau de Kent », réalisant éventuellement un syndrome de Wolff-Parkinson-White) ;

Manifestations cliniques

Les Tachycardies jonctionnelles réalisent l’aspect le plus typique de tachycardies paroxystiques : tachycardies volontier récidivantes, de début extrêmement brutal (impression de « déclic » dans la poitrine), avec sensation d’un cœur rapide, régulier, la durée de la crise étant variable, de quelques minutes à plusieurs heures, l’arrêt étant classiquement brutal, souvent suivi par une crise polyurique.

  • La survenue de lipothymie, voire de syncope n’est pas rare.
  • Les T.J. surviennent volontiers à l’effort, ou lors de changement de position brusque.

Electrocardiogramme

  • Il enregistre une tachycardie régulière, souvent rapide (180 à 200 / mn), à QRS fin, sauf en cas de bloc de branche gauche préexistant ou fonctionnel.
  • Les ondes P sont soit invisibles, masquées par le complexe QRS (habituellement dans les tachycardies par réentrée intra-nodale), soit rétrogrades, situées à distance du QRS, négatives en D2 – D3 (T.J. empruntant une voie accessoire).

Etiologies

Dans la grande majorité des cas, les tachycardies jonctionnelles surviennent sur un cœur sain, réalisant typiquement la maladie de Bouveret. Plus rarement, elles surviennent sur une cardiopathie (valvulopathie mitrale, hyperthyroïdie…).

Traitement

Le nœud auriculo-ventriculaire étant un élément indispensable au circuit de réentrée, la base du traitement repose sur la dépression de la conduction nodale.  Celle-ci peut-être obtenue :

  • Par les manœuvres vagales (massage des sinus carotidiens, Valsalva inspiratoire, ingestion d’un verre d’eau glacée … ). Ces manœuvres peuvent être apprises au patient et à son entourage, leur efficacité étant d’autant plus grande qu’elles sont réalisées tôt.
  • En cas d’échec des manœuvres vagales, le blocage du noeud auriculo-ventriculaire pourra être obtenu par l’injection intraveineuse rapide d’une demie à une ampoule de striadyne (ATP).

Prévention des récidives

  • Elle n’est justifiée que si les crises sont fréquentes, et invalidantes.
  • S’il s’agit d’une réentrée intra-nodale le traitement fera appel en première intention au vérapamil ou aux bêtabloquants.

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